Wikileaks

 

 Révélations embarrassantes pour la FNSEA.

 

Fin 2010, Wikileaks révélait des milliers de câbles diplomatiques confidentiels de l’administration américaine.

Leur lecture confirme, sans grande surprise, les manoeuvres de Washington pour imposer ses OGM en Europe, par l’intermédiaire du marché Espagnol, notamment. Les pressions sur le Vatican pour museler les évêques réfractaires à la transgénèse afin de favoriser l’acceptation des OGM en Afrique sont déjà plus déroutantes.

L’affaire se corse lorsque, dans un télégramme diplomatique (07PARIS 4723, du 14 décembre 2007), l'ambassadeur en poste à Paris suggère à Washington "de renforcer sa position sur les  biotechnologies agricoles en publiant une liste de représailles ".

 Et de souligner que « les partisans des OGM en France, y compris au sein du syndicat agricole [la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA), majoritaire] pensent que des représailles sont la seule façon de faire évoluer la situation ». 

Syndicats agricoles opposés aux OGM, la Coordination rurale et la Confédération paysanne ont demandé des comptes à la FNSEA. Laquelle, par la voix de certains de ses cadres, est suspectée d’avoir suggéré aux Américains le lancement d’un boycott des produits français pour faire plier le gouvernement sur la question des OGM.

À ce jour, la FNSEA n’a pas répondu à ces accusations de trahison. Il faut dire que Xavier Beulin, nouveau président du syndicat, ne s’est jamais caché de sa position pro-OGM. En 2007, il affirmait que « la FNSEA a une position d’ouverture sur la question des OGM.(…) S’il y avait des risques avérés, l’État aurait déjà pris certaines mesures. » Et si un syndicat travaillait contre l’intérêt de ses adhérents, l’État agirait-il ?

BENJAMIN SOURICE

 

Les cultures d'OGM s"effondrent en Europe.


Dans un nouveau rapport, intitule  A qui profitent les plantes GM ? paru le 22 février 2011, la Fédération internationale des Amis de la Terre révèle que la culture des plantes génétiquement modifiées continue de baisser en Europe.

 

                                                     

Le rapport souligne que moins de 0,06 % des champs européensont aujourd’hui semés en OGM, soit une baisse de 23 % par rapport à l’année 2008. Sept états membres maintiennent une interdiction contre le maïs GM de Monsanto.

Trois pays ont interdit la pomme de terre GM de BASF, immédiatement après son autorisation au printemps 2010, en invoquant des inquiétudes sanitaires.

Et, pour la première fois, cinq Etats membres ont poursuivi la Commission européenne pour avoir autorisé une plante GM contre leur gré. Enfin, on y apprend que l’opposition des citoyens européens aux OGM a augmenté, pour atteindre 61 % dans l’ensemble de l’Union.

 

ANNE-SOPHIE SIMPÈRE        Chargée de campagne • Finance publique


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Articles relevés dans  "La Baleine" le journal des Amis de la terre n°165.